Crise financière : la dramatique confusion entre prix et valeur
Par Emmanuel Giannesini, maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris, membre du pôle écologique du Parti Socialiste. La dette publique frappe le budget de l'Etat d'inertie et empêche aujourd'hui de financer la conversion écologique de nos infrastructures. Mais des solutions existent.
La réaction du Président de la République et du gouvernement aux manifestations de la crise financière internationale n'ont guère suscité de débat de fond à gauche. Certes, les socialistes ont été unanimes pour dénoncer l'esbroufe du discours de Toulon, c'est heureux, et ont utilement mis en garde contre la mobilisation de l'épargne populaire via le livret A pour consolider des positions bancaires intrinsèquement critiquables. Mais au-delà, l'analyse des causes et des solutions sont-elles si différentes de part et d'autre ?
La dénonciation de la dérive éthique d'un capitalisme de plus en plus dissocié de l'économie réelle a, c'est vrai, quelque chose d'insupportable de la part d'une droite qui n'a jamais raté une occasion d'en accélérer le flux. Et l'intervention massive de la puissance publique, soudain réhabilitée, comme remède unique aux difficultés du marché ferait presque sourire quand on se rappelle l'équation naïve des débuts du quinquennat selon laquelle moins d'Etat entraîne mécaniquement plus de croissance. Il n'empêche : dans les deux cas, ces analyses pourraient être celles d'un parti socialiste au pouvoir, l'hypocrisie en moins.
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Tribunes (Marianne)
La réaction du Président de la République et du gouvernement aux manifestations de la crise financière internationale n'ont guère suscité de débat de fond à gauche. Certes, les socialistes ont été unanimes pour dénoncer l'esbroufe du discours de Toulon, c'est heureux, et ont utilement mis en garde contre la mobilisation de l'épargne populaire via le livret A pour consolider des positions bancaires intrinsèquement critiquables. Mais au-delà, l'analyse des causes et des solutions sont-elles si différentes de part et d'autre ?
La dénonciation de la dérive éthique d'un capitalisme de plus en plus dissocié de l'économie réelle a, c'est vrai, quelque chose d'insupportable de la part d'une droite qui n'a jamais raté une occasion d'en accélérer le flux. Et l'intervention massive de la puissance publique, soudain réhabilitée, comme remède unique aux difficultés du marché ferait presque sourire quand on se rappelle l'équation naïve des débuts du quinquennat selon laquelle moins d'Etat entraîne mécaniquement plus de croissance. Il n'empêche : dans les deux cas, ces analyses pourraient être celles d'un parti socialiste au pouvoir, l'hypocrisie en moins.
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